L'orgue de barbarie de Bernard et Philippe

L'orgue de barbarie de Bernard et Philippe

Intégration des VMT ou VMC dans les flûtes F

intégration.jpg

 

Sur ce blog on préconise depuis l'origine toute une  série de modifications ou d'améliorations comme l'utilisation des vannes à membrane, pour simplifier la construction des orgues de barbarie. Le principal avantage c'est l'individualisation du dispositif de commande mais ce n'est pas le seul!

 

On utilise deux techniques proches mais différentes les VMT (vannes à membrane tangentielle) et les VMC (vannes à membrane concentrique) la différence vient de l'outillage pour les réaliser; plus commun pour les VMT (des mèches forstner) et moins courant pour les VMC (des scies cloches).  On considère les VMC comme plus ergonomiques mais plus pointues à régler.

 

Par ailleurs nous préconisons en plus des flûtes ordinaires avec lèvres supérieures dans le prolongement de la lumière, les  flûtes phicophones dont l'excitateur est tourné à 90° pour avoir le plan des ondes du résonateur dans le même plan que celui des ondes du vortex, pour obtenir des flûtes plus puissantes avec moins d'air et des harmoniques plus justes et non partiels.

 

le fait d'incorporer un de ces système de commande (VMT ou VMC) dans le noyau d'une flûte permet alors de complètement supprimer un des organes le plus complexe : la boîte à soupape et donc, de gagner une place non négligeable.

 

Les premières tentatives dans cette direction ont été montrées avec l'accolement qui logiquement réuni une vanne et une flûte dans son prolongement:

 

Une flute avec Vanne à Membrane Tangentielle accolée dans le prolongement de la flûte.


La VMT dans cette vidéo n'est pas incorporée mais accolée, ce qui allonge le corps de flûte et compense le gain d'espace que l'on peut espérer en supprimant la boîte à soupape! De plus le fait de placer la chambre de VMT à l'avant complique le trajet du tuyau de commande qui demande généralement à être positionné sur l'arrière pour rejoindre la flûte de pan. Son trajet est donc compliqué et mal expliqué donc incompréhensible. Cette technique a permis de diffuser et partager l'utilisation des vannes à membrane mais n'est plus pratiquée.

 

 

Dès le début des discutions sur le sujet l'idée d'incorporer la VMT dans le noyau de la flûte a été proposé par Michel Fischer avec une disposition dans ce genre:

 

VMT-flute ordinaire.png

 

Puis on a trouvé une disposition équivalente pour la VMC:

  la solution de JCA 

                               

 

Enfin avec les flûtes phicophones on a donc la VMT incorporée comme suit:

 

VMT-flute phicophone.png


une proposition de JCA pour les phicophones avec VMC intégrées qui gagne en épaisseur  mais qui a l'inconvénient de nécessiter de séparer le noyau en deux pour faire le raccordement entre la chambre de VMC et celle du noyau vers la lumière (de plus on allonge l'ensemble):

 

 

flute-VMC-integre.png

 

Une  nouvelle proposition pour corriger ça et gagner en simplicité et longueur:

 

phicophone-intégré-2.png

 

 

 

La première remarque qui vient au constructeur amateur qui envisage l'utilisation de ces dispositifs c'est que les flûtes ordinaires ont systématiquement une alimentation verticale en pied et les les flûtes phicophones ont une alimentation horizontale sur la face arrière.

 

De même certains préfèrent avoir l'arrivée d'air soit sur le trou central d'une VMC   yvon2.png  

 

 

 

 

 

Mais la souplesse dans l'orientation des vannes et leur membranes permet avec un peu de réflexion d'imaginer des solutions pour tous les autres cas:

exemples divers d'Yvon et Jean-Claude:

 

Une VMC intégrée avec vis de réglage et chambre dans la lèvre inférieure et alimentation horizontale pour une flûte ordinaire.

yvon5.png       yvon6.png

 

 

Comme on peut le voir les possibilités sont largement ouvertes et chacun pourra mettre en œuvre une solution adaptée à son cas personnel. Mais surtout ces dispositifs nous permettent de complètement supprimer la boîte à soupape, donc de gagner de la place, tout en facilitant l'accès aux dispositifs de commande qui une fois individualisés ne modifient jamais les commandes et réglages des autres flûtes qui n'ont pas été concernées par une intervention sur une qui posait un problème.

 

Chaque flûte est raccordée d'un coté par l'arrivée verticale en pied ou par l'arrivée horizontale en arrière à la distribution de l'air de la réserve sur le collecteur qui fait aussi office de distributeur, et de l'autre à la flûte de pan par le tuyau de commande judicieusement placé à l'arrière de la flûte vers le chemin des cartons ou/et  à  une électrovanne dans le cas d'un système midi.

 

 

 

L'implantation général montre le gain pour des flûtes ordinaires et la disposition pour des flûtes phicophones.

 

     coté-VMT intégrés.pngcoté-phicophone.png

 

 

En permettant des interventions individuelles sur chaque flûte avec son système de commande, cette méthode simplifie énormément l'harmonisation, l'équilibre des puissances relatives entre les flûtes, le réglage et l'entretien du débattement de la membrane, le réglage des répétitions avec la vis de réglage sans déséquilibrer une flûte contigüe par le démontage et remontage d'une boîte collective de soupapes avec le risque de tordre un pilote ou de déformation d'une membrane, par la suppression pure et simple de la boîte à soupape.

 

Individualisme.jpg

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28/09/2016
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