L'orgue de barbarie de Bernard et Philippe

L'orgue de barbarie de Bernard et Philippe

flutes à lèvres supérieures réglables pour hauteurs de bouche variables

 

lèvres 1.jpg lèvres 2.jpg

 

Pour permettre des essais et tâtonnements lors de la mise au point d'un jeu de flûtes avec un diapason personnel, il faut chercher les valeurs optimales en jouant sur les deux derniers paramètres qui sont: la larguer de lumière et la hauteur de bouche.

 

Les lumières sont parfaitement réglables et variables si vous utilisez comme nous la lumière faite dans la lèvre inférieure. voir l'article "les flûtes en bois".

 

 

 

Il existe les  flutes à noyaux variables pour permettre des essais sur les hauteurs de bouches après collage. Mais cette technique est compliquée et elle comporte de possibles problèmes d'étanchéité sur les noyaux.

Pour conserver cette possibilité tout en simplifiant les collages et éviter ces inconvénients, il existe une autre possibilité:

J'ai remarqué que certains pratiquent le collage de leurs flûtes avec une façade avant en retrait (un peu comme une flûte inversée)

 

à gauche normale        à droite lèvre supérieure inversée


si la façade avant a été volontairement collée avec une hauteur de bouche excessivement haute on peut alors ensuite rajouter une lèvre supérieure réglable comme sur cette photo pour avoir une possibilité de réglage de la hauteur de bouche même après collage et vernissage:




cette photo est extraite de cette vidéo:
https://www.youtube.com...
Dans ce cas précis la lumière est située dans le prolongement du nu extérieur de la façade avant. Donc  un peu plus vers l'extérieur que dans le cas normal.

On peut alors pour des essais ou une première expérience construire un jeu de flûte qui laisse au constructeur amateur une marge de réglage sur les deux facteurs essentiels lors de la fabrication d'un jeu de flûtes (même après collage et vernissage):

- l'épaisseur de la lumière

- la hauteur de bouche

 

Bien sur une fois le diapason fixé et confirmé il n'est plus nécessaire ni indispensable de recourir à cette méthode.

 Cette technique c'est avérée pour moi très pratique non pas pour les flûtes d'un 27 touches ni d'un 42 touches pour lesquels les diapasons sont largement éprouvés et testés mais tout particulièrement pour les super-basses pour lesquels l'expérience des amateurs est moins courante et donc aussi pour moi-même.

Une discussion sur le sujet: http://forum.lixium.fr/d-1855429109.htm

et le lien vers le forum néerlandais  qui m'en a donné l'idée: http://www.draaiorgelweb.nl/orgelforum/viewtopic.php?f=1&t=267

à traduire si vous ne parlez pas flamand!

 

Par ailleurs le relevé sur un exemple existant comme le 42 de Pierre Charial (un orgue Odin mais pas les 12 basses qui proviennent d'un constructeur amateur). Le relevé des 12 basses permet de constater quelques irrégularités inexplicables qui montre bien que l'on sort du domaine ordinaire habituel:

 

Note                  profondeur      largeur       hauteur de bouche pour une pression de l'ordre de 9 à 10 cm d'eau

C1                      100                    75                    31

C#                       92                     72                    29

D                         90                      72                   29

D#                       84                      64                   26

E                          84                      64                   26

F                          78                      60                   25

F#                        77                      58                   22 -     

G                         73                       55                   25

G#                       73                       55                   25

A                         68                       52  -                23

Bb                       67                       54                    22 -

B                          63                       50                    24 +

 

On peut remarquer les irrégularités principalement sur la hauteur de bouche qui ne se suivent pas dans l'ordre logique, mais le résultat sonore est parfait et ces modifications restent indétectables avec notre seule oreille.

 

Il faut en déduire que pour cette partie le constructeur ne s'est pas seulement fié à un diapason déduit d'un tableau de calcul mais à une série d'expériences empiriques comme peut le permettre la technique proposée ici. (il a parait-il utilisé le Dom Bedos)

Sans oublier les problèmes de pression et débit plus difficile à maintenir en raison des consommations  plus fortes et donc des diamètres d'alimentation de ces flûtes qui demandent énormément d'air (on arrive jusqu'à 22 mm de diamètre). C'est bien pourquoi généralement ces basses sont alimentées par une soufflerie motorisée et non pas par l'air produit à la manivelle. Car pour donner une idée la seule basse C1 consomme autant d'air que si les 27 flûtes d'un orgue Erman standard jouaient toutes en même temps.

 

Depuis on a mis au point un  autre type de flûte dont la lèvre supérieure est réglable et la puissance sonore performante.



27/10/2014
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