L'orgue de barbarie de Bernard et Philippe

L'orgue de barbarie de Bernard et Philippe

Bilan de 10 ans (et un peu plus) d'activité

En dix ans peut passer chez              chanteur à la gueule de bois.jpg

 

 

Puis faire son service militaire dans  armée du gros rouge.jpg

 

 

 

   pour finir dans                                     compagnons.jpg

 

 

 

 

 

Depuis la première participation au festival des Gets avec ses automates en 1992, Philippe s'est ensuite orienté vers l'orgue et la musique mécanique suite à la rencontre de Michel Fischer (qui a formé près de 350 stagiaires). Philippe a participé à son stage en septembre 2003.

 

Depuis juillet 2004, Philippe participe toujours au festival des Gets mais aussi et surtout avec un orgue.  Ensuite depuis 2006 il a animé les stages d'orgue de barbarie pour les passionnés du bois, et a formé plus de 60 stagiaires.

 

 Ce premier orgue équipé de vannes à membrane tangentielle, d'une flûte de pan à trous carrés et des tampons silicones  était librement inspiré des techniques mises au point dans les années 1970 par Jean-Paul Erman qui lui-même a transmis ses méthodes dans les stages du Fraysse.

Les solutions techniques de constructions d'un orgue de barbarie 27 touches pneumatique type Erman ont depuis, imperceptiblement, mais sensiblement évolués.

 

Bien avant cette époque  les orgues de barbarie étaient tombés en désuétudes et relégués au rang d'antiquités. Il n'y avait pas à proprement parler de standard puisqu'on rencontrait  principalement des orgues à lecture mécaniques ou à picots, peu de pneumatiques. Pour les supports on avait les rouleaux de papier, les disques en carton et bien sur des cartons en zigzag. Le nombres de touches variait couramment de 20 à 36 et on a même vu quelques 42 touches. Le plus souvent on rencontrait plutôt des orgues à anches et moins d'orgues à flûtes. Il y avait des orgues qui travaillaient en pression mais pour d'autres c'était en aspiration.

Même quand les orgues de fabricants différents avaient le même nombre de pistes pour les cartons, les fabricants pour conserver le monopole des ventes de cartons n'attribuaient pas les mêmes notes dans l'ordre des pistes, ils étaient donc incompatibles. Il n'y avait pas de standard.

 

L'arrivée massive dans les années 1980 de ce type d'orgue (celui de JP Erman qui est devenu un standard puisqu'il représente aujourd'hui 90% des orgues présents sur les festivals actuels) a ouvert la voie au renouveau de l'orgue de rue en France mais il ne peut prétendre être à l'origine d'une  tradition antérieure. Ce standard a alors été adopté par tous les fabricants.

De ce point de vue la mémoire collective est largement faussée. Les défenseurs de la soi-disant tradition sont très souvent totalement ignorant de l'histoire réelle de cet instrument. Leurs prétendus souvenirs sont le plus souvent des représentations implantées par l’iconographie cinématographique et souvent anachronique quand ils prétendent vouloir imposer ce type d'orgue avec une manivelle et la multitude de cartons qui l'accompagne pour certains festivals en excluant nos fabrications plus récentes utilisant l'électricité ou l'électronique tout en conservant un son d'instrument réel sans synthèse sonore.

 

Écoutez bien Riton dans la vidéo suivante à 9'34"! Quand il parle des chanteurs avec orgue et cartons et qu'il dit" c'est du phantasme ça n'a pas existé avant les années 1970"!

 http://vimeo.com/83270841 
Écoutez aussi Pierre Charial entre 14'40 et 16' 30" quand il dit" je suis devenu professionnel en 1978 et avant ça n'existait pas".

Visionnez toute la vidéo en 30 minutes ça vaut le coup!

 

Une  partie de ces améliorations, estimée à un quart des propositions, sont de Philippe Cichon.

Le reste (donc les 3/4) des évolutions ou suggestions actuellement proposés dans cet article sont aussi le résultat des idées de  Michel Fischer, Pierre Pénard, Jipé et ses potes, Pierre Croix, Jean-Claude Augiron, Didier Eloy, Bernard Baudouin et aussi les stagiaires qui sont passés dans les stages des passionnés du bois! Il est donc difficile, voir impossible, de les nommer tous sans en oublier (que les oubliés se reconnaissent). 

Ce n'est pas parce qu'on a plus d'idées, mais plus simplement, il nous est plus facile d'utiliser nos essais  pour enrichir ce blog.  Et nos propres idées nous paraissent toujours plus pertinentes à adopter, puisque comme tout un chacun, nous avons tendance à penser que lorsqu'on parle de ce que l'on connait , on est plus proche d'une vérité.

Je prend tout de même quelques précautions, en cherchant dans ma documentation bibliographique par exemple, pour vérifier l'exactitude et la cohérence de certains propos.

 

il était temps de faire un bilan ou un résumé de ces 10 ans de petites améliorations et de grandes idées d'évolutions, accumulées au fil du temps sur le net et qui sont issues de nos essais en ateliers et des propositions glanées sur les forums ou des échanges pendant les rassemblements de constructeurs amateurs comme ceux de Sarlat et ceux des JTM.

 

Plutôt que les recenser chronologiquement il m'a semblé plus approprié de les présenter par famille fonctionnelle (ou partie) d'un orgue. Même si on peut attribuer à chacune de ces propositions un auteur initial il faut reconnaître  que le plus important n'est pas d'en tracer la paternité mais plutôt d'en mesurer l'intérêt et l'efficience pour nous constructeurs amateurs.

NDLR: La différence entre efficacité et efficience c'est que l'on peut être très efficace pour assassiner les gents avec une bombe mais que ce n'est pas très utile pour l'humanité donc pas du tout efficient!

 

-Soit on gagne du temps d'exécution ou on trouve un tour de main plus facile à mettre en œuvre, ou  une solution qui s'exécute avec un outillage plus courant, ou plus sécuritaire, ou encore une conception qui permet de simplifier le montage, l'exécution, ou l'accessibilité pour les interventions d'entretien.

- Soit on trouve une solution qui simplifie les approvisionnements, plus courants ou moins chers, voire même gratuits si on trouve des astuces de récupérations dans nos poubelles ou déchetteries .

 

Enfin mille raisons qui font que nous allons adopter ou pas l'idée d'un autre et qui, ensuite, de variante va devenir un standard généralisé, si une majorité l'adopte.

 

Bien sur ici on va proposer préférentiellement ce que nous avons retenu pour nos réalisations décrites sur ce blog, car il y a aussi des propositions alternatives et très divergentes que l'on peut trouver ailleurs,  elles sont dans les sites des mêmes personnes que ceux  cités en tête de cet article comme force de propositions retenues.

 Pas besoin de justifier nos choix respectifs chacun fait comme il lui plait en fonction de son outillage, ses habitudes de travail et ses fournitures voir simplement la proximité d'un fournisseur voire même parfois des convictions quasi religieuses.

 Il n'y a pas qu'une seule façon de répondre à un problème donné,  toute autre solution qui répond au problème et qui donne satisfaction, est tout aussi envisageable. Cela n'empêche pas, bien au contraire, une saine compétition entre adeptes d'une technique ou d'une autre, voire de se "tirer la bourre" à chaque rassemblement de constructeurs et de jouer à celui qui a "la plus grosse" ou le "plus petit".

 

 Mais après avoir surtout essayé par nous-même et après mure réflexion, nous avons adopté pour nos instruments et nous recommandons pour ceux qui envisagent de nous suivre, les propositions suivantes:

La soufflerie

- paulstra pour bielles: Une liaison bielle/battant sans grincement et réglable

- 4° planche (la planche intermédiaire) pour pompes trois fonctions raidir la planche inférieure donner un talon de collage au fond de pompe en cuir et améliorer le passage de l'air vers le nez et une autre vue

- Les ressorts en boudin remplacent les ressorts en corde à piano et en forme de compas qui se déforment trop vite et qui grincent

- calcul de la raideur pour régulation pour avoir une force constante dans la réserve dès le début du gonflage.

- L' article de Bernard Baudoin sur une méthode de calcul des ressorts qui le complète parfaitement.

- le pèse-vent  notre façon de l'utiliser et pourquoi, pas n’importe comment et pas n’importe où .

- calcul des éclisses pour éviter le retournement des fonds de pompe et réserve

- vilebrequin sans soudure (3° support)  pour ceux qui ne peuvent pas souder

- clapets de pompes démontables et ceux nettement  plus accessibles en cas de problème

- graisse téflonnée une solution de joint d’étanchéité facilement démontable

- anti-retour manivelle Pour éviter le pliage des cartons entre les presseurs par les enfants qui tournent à l'envers

- distributeur intégré dans le collecteur pour supprimer les raccords souples entre le collecteur et le distributeur

- réglage de la pression par crans simple et facile

- démontage des bielles par dessus plus accessible pour le démontage

- manivelle dans l’axe des bras en Y pour éviter la sensation de point dur à la manœuvre de la manivelle

- récupération d’axe de tronçonneuse pour un démontage de la manivelle plus facile et rapide  au passage des portes

récupération du cuir dans un pantalon de motard chez Emaüs pour les soufflets de l'orgue de Bernard

-  la colle chaude utilisée à froid pour travailler dans le calme sans se presser ( une vidéo )

- le gavioli plutôt pour les gros orgues mais la manœuvre en est bien soulagé et plus de bruit de fuite à la soupape

- des alternatives au vilebrequin pour quelques cas particuliers

- récupération de roulements pour axes de 10mm dans les rollers trouvés en brocante pour l'axe de manivelle (pas besoin de faire un dessin)

- la réserve à membrane de la soufflerie de la ligne ci-dessous

- la   soufflerie silencieuse à base de moteur brushless d’Alain

- les systèmes de production d’air motorisés

- La quincaillerie quelques notions essentielles

le chemin des cartons

- Flûte de pan à trous carrés améliore les attaques et les fermetures des notes

- Flute de pan fabriquée avec une imprimante 3D

- le  cintrage de tubes pour les parcours sinueux des tuyaux PVC tout simplement en préchauffant avec un pistolet à air chaud et en refroidissant en conservant la forme avec une cordelette qui empêche l'écrasement dans les coudes.

- récupération du corian une résine acrylique utilisé pour les plans de travail des cuisines et des hôpitaux. on récupère les chutes des évidements pour les éviers, pour faire nos flûtes de pan

- presseur lisse pour le rouleau presseur de l'entraineur un guidage comme dans les imprimantes et non pas deux rouleaux souples.

- la récupération de rouleau d’imprimante  pour faire des économies et éviter de courir après du tube à vide pas toujours disponible pour nos rouleaux entraineurs

- anti-wouaps déplacement du rouleau cannelé et même suppression, plus de bruits désagréable aux bourrelets des plis

- entrainement de droite à gauche pour écrire et lire les paroles sur le carton dans le sens naturel pour ceux qui peinent à les apprendre par cœur

- cages orientables pour presseurs pour guider et plaquer le carton sur le bord de référence sans user le montant du chemin des cartons

- réglage latéral de la FdP pour rattraper les petits décalages des cartons de nos noteurs préférés

- le renversement de la poulie d’entrainement à l'arrière de la boite de presseurs avec une charnière sur le haut pour passer au dessus. Le but étant de dégager la place devant pour la manœuvre de la bascule du fermoir.

- la compatibilité 42/27t pour passer au format supérieur sans jeter ses cartons 27t avec l'orgue de Bernard

- la lecture multistandard mécanique et pneumatique pour le plaisir de varier les standards de lecture et passer les cartons des autres.

- la lecture optique pour carton permet aussi de faire un fichier midi de sauvegarde de ses cartons (avec les cartes de Christian Blanchard dit orgautomatix).

- récupération d'aimant (pour fixation des panières sur les cotés) et  roulements pour axes de 5mm (pour les rouleaux presseurs) dans un disque dur HS

- la charnière de la boîte de presseurs

les flûtes

- Tampons en silicones une étanchéité parfaite des bourdons et qui facilite l'accordage en avançant et en reculant

- l’anatomie d’une flûte pour avoir un langage commun et éviter des confusions

- un nouveau type de flûte aussi puissante que les piccolos

- lumière dans la lèvre inférieure  c'est comme si on avait une lime à épaissir on ne risque plus de refaire la flûte seulement la lèvre inférieure

- diapason à progression progressive  et surtout  la méthode de calcul du diapason de nos bourdons

- calcul de l’alimentation en air un détail souvent absent des diapasons pour éviter les basses poussives

- Les noyaux variables pour garder de la marge de réglage sur la lumière et la hauteur de bouche  ont été abandonnés au profit des lèvres supérieures réglables 

- le nombre d’ising une méthode moderne et scientifique qui permet de calculer des diapasons qui conservent le timbre sur la totalité du diapason et totalement inconnue des facteurs d'orgues d'église tout simplement parce que ce n'est pas dans le livre de Dom Bedos

- Les registres mécaniques pour les jeux multiples

- les registres pneumatiques la même chose en pas pareil

- les diaphones rencontres d'un troisième type

- les flûtes à courant d’air c'est pas du vent

- vibratos,  voix célestes et trémulant comme la moutarde fort ou doux

- les entailles pour "nicker" ses flûtes

- Pourquoi accorder en La 440 ou la 432 Hz  ce qui démontrera que l'oreille absolue est un mythe

- les flûtes par impression 3D

- Les flutes cubiques

- la taille et la progression une notion particulière la progression progressive

- l’harmonisation par réglage en lumière par opposition au réglage en pied

- les polyphones de Debièrre

- le rayonnement et la propagation

les soupapes

- les VMT elles ont permis à nombre de constructeurs amateurs de décoincer de l'impasse des boites à soupapes récalcitrantes

- Les VMC une variante plus ergonomique mais qui demande un peu d'outillage spécifique

- VMC intégrées dans le pied de flûte pour une individualisation complète on intervient sur une seule note pour la flûte et les réglages sans perturber les autres et un gain de place

- les VMT intégrées dans les flûtes

- utilisation des sacs de super marchés à la place de la boursette pour les membranes des vannes dans le même article sur l'intégration des vannes dans le pied de flûte

- la double pression pour jeux multiples une solution pour les vannes à membrane et les jeux multiples selon Pierre Croix

- Pour les voix célestes les vannes à double corps en VMT et aussi en VMC

Pillbox et wurlitzer d'autres types de soupapes

- les membranes déformations et débattements

 

le perçage et la notation pour les cartons

- la matrice et le poinçon carré pour faire des cartons à trous carrés, un bon complément des flûtes de pan à trous carrés

- récupération d’une alimentation de PC pour alimentation de perforatrice en 3, 5 et 12 V

- le pliage manuel d’un carton simple,  économique et rapide

- les différences et incompatibilités entres les cartons

- Les types de lectures

du fichier midi au carton perforé quelques recommandations pour gagner du temps

- Les erreurs de traductions dans la notation de la musique qui contrairement à une croyance tenace n'est pas universelle

- récupération des axes, guide à billes, moteurs pas à pas dans les imprimantes et photocopieurs réformés pour les perforatrices

- L’anti wouaps

- Les exemples de perforatrice

- les noteurs professionnels

Divers et autres (percussions,  midi, etc...)

- percussion pneumatique pour les percussions une idée simplissime

- la commande des percutions pour les percussions classiques

- le lecteur de carte SD  l'équivalent de tous ses cartons dans le creux de la main

le midi dans l’orgue et  la carte midi mise au point et vendue à un prix accessible pour la musique mécanique par Christian Blanchard dit Orgautomatix et surtout avec une notice technique en français

un orgue midifié dispense automatiquement son propriétaire de construire une perforatrice

- l’utilisation des mosfets pour dépasser les limites d'ampérage sur les sorties des cartes midi

- le bobinage des solénoïdes pour faire des économies sur les solénoïdes et surtout avoir le modèle exactement adapté à ses besoins

le widi X8, le wifi pour relier les instruments et pour épater les badauds et éviter de se prendre les pieds dans les câbles qui traînent

- l’encodage midi depuis la mise à disposition d'un encodeur par Christian Blanchard avec la carte d'encodeur orgautomatech

- le clavier pour orgue différence avec celui du piano

- l'étude de la vélocité pour le piano

- une lecture optique originale pour les pianos midifiés

- le vibraphone frotté

- La récupération de fournitures

- Les colles pour l'orgue de barbarie

- L’outillage pour nos orgues

- Le choix d’une essence de bois pour nos orgues

- Nos plans d'un 27 touches

- Les diagrammes de Fletcher

- l’analyse spectrale et synthèse sonore

- Notre bibliographie sur les orgues de barbarie

- la strioscopie

- Les couches limites l'écoulement de l'air au contact d'une paroi.

 

 En tout plus de 90 propositions répertoriées, testées et adoptées (surtout mis sous forme d'articles ou vidéos, puis mis en ligne, sur nos blogs) en un peu plus de 10 ans de pratique intensive sur toutes les parties d'un orgue de barbarie en particulier et la musique mécanique en général. 

 

On peut donc rencontrer deux attitudes opposées face à ces propositions:

Les traditionalistes qui pensent que tout à déjà été tenté et qu'il ne faut rien changer à la situation actuelle car elle est l'aboutissement d'une longue tradition qu'il faut conserver en l'état pour éviter sa disparition.

Les modernistes ou évolutionnistes qui pensent que si nos anciens avaient disposé de nos techniques et fournitures actuelles, ils auraient aussi certainement, adoptés nos idées nouvelles puisqu'à l'époque ils étaient à la pointe de la technologie et que finalement on ne fait que continuer de faire évoluer leur héritage.

 

Chacun l'aura compris on fait plutôt partie de la seconde catégorie. Mais en plus on a le droit d'être tantôt d'un coté et tantôt de l'autre (souvent suivant que l'idée vient de soi ou d'un autre). En fin de compte si vous en adoptez ne serait-ce qu'une seule, vous apartenez aussitôt, de fait, à la seconde catégorie.

On peut donc se chamailler sur un sujet commun qui pourtant nous rassemble et nous passionne pour en conclure que la musique ne fait pas toujours qu’adoucir les mœurs.

On peut aussi mesurer la valeur de ses idées à l'aulne des arguments de ses opposants en fonction de leur qualité. On dérange toujours un camp ou l'autre et même quelques fois les deux!

 

Nous apprécions la discussion, voir la polémique tant qu'elle reste centrée sur le sujet et un peu moins les insultes inutiles. l'humour et la bonne humeur sont recommandées voire indispensables mais l'expérience montre que ces qualités sont assez mal partagées et qu'elles ne sont pas uniformément réparties. Nous avons des ennemis jurés prêts à nous excommunier pour hérésie s'ils en avaient la possibilité et ça nous fait beaucoup rigoler quand on mesure la futilité du sujet et le nombre très restreint de personnes concernés .

Il y a aussi des opposants qui s'appliquent à n'utiliser aucune de ces recommandations pour marquer leur désapprobation avec nos méthodes! C'est leur droit le plus strict!

Réciproquement on se réserve le droit d'adopter les idées des autres (quand ils en ont et à condition quelles fonctionnent et qu'ils les partagent sur le net, deux conditions pas toujours réunies).

 

D'un autre coté il faut investir du temps et aussi dans un outillage spécifique pour être capable de pratiquer les techniques nouvelles d'électronique qui évoluent en permanence et de plus en plus rapidement, comme l'impression 3D.

 

L'utilisation de l'électronique dans la musique mécanique est pour certains à bannir absolument et les opposants confondent volontairement enregistrement analogique, synthèse sonore et stockage de l'information.

Nous reconnaissons bien volontiers qu'un faux décor d'orgue qui cache un magnétophone n'est pas un véritable orgue de barbarie et qu'un synthétiseur ne peut prétendre à faire partie des instruments de musique mécanique mais nous revendiquons qu'un orgue midifié surtout quand il conserve la possibilité de passer des cartons reste un véritable instrument de musique mécanique.

Nous n'imposons à personne l'obligation de faire comme nous! Alors que les dictateurs de la manivelle et du cartons gardent leurs exigences pour eux.

Bien sur nous ne sommes pas les premiers à utiliser l'informatique et l'électronique mais en tant qu'adeptes et/ou promoteurs nous sommes en conflit permanent sur les forums avec les très pénibles protecteurs de la tradition qui viennent étaler leurs états d'âmes sur "la disparition de la magie ou de la poésie du carton qui défile" (alors que, j'insiste, nos orgues conservent systématiquement cette possibilité).

En d'autres termes ils regardent plus la musique qu'ils ne l'écoutent!

Dés que l'on intègre cette notion évidente que dans nos orgues, l'électronique ne remplace que le carton et que ce qu'on entend reste un instrument de musique mécanique réel et acoustique, on comprend mieux pourquoi nombre de constructeurs amateurs, totalement opposés dans un premier temps, se sont ensuite convertis à l'utilisation du stockage magnétique, rien que pour éviter le poids et la manutention des tiroirs de carton.

Il faut bien considérer qu'à l'inverse, au bon vieux temps, c'est l'informatique qui fonctionnait avec des cartes perforées à ses débuts. Souvenez-vous de l'époque de la mécanographie! Il y avait encore des machines à écrire (le mot traitement de texte n'existait pas) et les téléphones avait un fil à la patte (sauf celui de 007) et on se levait de notre fauteuil pour changer de chaine sur la télé ( et encore seulement après l'époque de la chaine unique faut pas remonter trop loin!).

Autant de retours en arrière que nos ayatollahs du carton et de la manivelle oublient d'exiger et que l'on devrait leur imposer pour mettre en évidence le coté illogique de leurs exigences.

Et cette même informatique permet aujourd'hui la sauvegarde du patrimoine que représentent les rouleaux de piano, comme leur mise en valeur. On ressent un immense plaisir à pouvoir ré-écouter ces exceptionnels arrangements pour piano pneumatique. Sans cette informatique  les rouleaux de papier des pianos pneumatiques seraient perdus car inutilisables sous leur forme initiale au regard de la raréfaction des appareils capables de les lire (les pianos pneumatiques qui ont survécu sont rarement en état de marche).

A l'inverse quiconque, a midifié son piano, dispose immédiatement et gratuitement de plusieurs milliers de fichiers midi encodés à partir des anciens rouleaux de pianos pneumatiques. Ils ont été scannés par une nuée d'internautes, parce qu'ils sont maintenant tombés dans le domaine public. Ce qui n'est pas le cas des cartons de nos orgues, plus récents et donc encore protégés de la copie sauvage par la protection intellectuelle. Ce qui est tout à fait mérité au regard du travail de nos noteurs qui eux sont encore vivants et dont c'est le gagne-pain.

Derrière l'aspect matériel d'un carton qui n'est que du vent et des trous, il y a quelquefois plusieurs jours ou semaines de travail, pas sur le perçage, mais sur l'arrangement! Et c'est bien sur, sur cet aspect que butent ceux qui ont construit une perforatrice qui se révèle bien inutile quand ils s’aperçoivent qu'ils n'ont pas de fichiers midi 27 touches correctement arrangés pour l'alimenter.

Et surtout tous (y compris les opposants à l'informatique et l'électronique) utilisent des fichiers midi pour perforer leurs cartons en pilotant leur perforatrice par ordinateur. Ces derniers nagent donc dans une pure hypocrisie foncièrement contradictoire avec leurs propres justifications.

Tout ceci démontre bien le coté résolument absurde des soi-disant défenseurs de la tradition dans l'orgue de barbarie quand ils prétendent nous imposer encore et toujours, une manivelle et des cartons. J'aimerai bien voir leur tête si on se permettait de leur imposer de faire les trous au cutter au nom de la tradition ou de n'utiliser que les rouleaux à picots.

 

Il y a aussi les conflits d'intérêts comme ceux des amateurs et des professionnels. Les uns étant taxés de travail au noir et les autres de cachoteries infantiles avec des secrets qui n'en sont plus depuis longtemps.

Un professionnel qui doit maintenir des prix bas ne peut passer autant de temps qu'un amateur qui  lui ne compte pas son temps, ni retenir des solutions qui ne sont pas assez stables pour éviter des retours en atelier pour une intervention en garantie qui se doit d'être gratuite. Les objectifs et les contraintes ne sont pas du tout les mêmes.

Un amateur ne sera pas gêné d'avoir à intervenir sur un orgue qu'il a construit alors qu'un client qui ramène l'orgue en panne acheté neuf à un professionnel ne sera pas très enclin à le décrire comme parfait.

Par ailleurs un client ne serait pas très satisfait de trouver dans un orgue neuf du commerce des fournitures récupérées à la sortie de la déchèterie. On ne joue pas dans la même cour !

 

En tout cas finalement après toutes ces modifications un orgue  pneumatique midifié et étendu à 42 notes chromatiques et avec des VMT suivant nos recommandations n'a plus grand chose à voir avec un orgue pneumatique à soupape Erman à 27 touches. Mais il garde une filiation avec ses origines et va jouer aussi bien et on peut l'affirmer aujourd'hui (après ces dix ans de pratique et des tests de fatigue sur banc d'essais) aussi longtemps.

Les simplifications apportées ouvrent surtout l'accès à la construction d' orgue de barbarie pour un plus grand nombre ou plutôt un panel plus large de bricoleurs. Même s'ils ont aujourd'hui la possibilité d'être un peu moins doués, équipés ou fortunés que leurs prédécesseurs. Et pourquoi pas un jour un adepte nous montrera un orchestre d'instruments mécaniques au complet avec des instruments que l'on n'a même pas encore imaginés.

C'est ce qui nous motive, cette activité se démocratise principalement sous l'influence de  l'internet.

Finalement notre plus grande récompense c'est d'être copié et de devenir peut-être un jour, à l'origine d'un nouveau standard qui passera, pourquoi pas, pour être la tradition d'antan.

Les noteurs comme Charial et Bitran eux ce sont déjà adaptés ils nous ont fournis de magnifiques  cartons 42 pneumatiques spécifiquement arrangés pour ce format alors que les clients potentiels se comptent encore sur les "doigts des de(ux)mains". 

Mais ce qui nous étonne c'est d'avoir encore une liste d'une cinquantaine de sujets (à la date d'avril 2016) à mettre plus tard sur ce blog. On fait le point dans 10 ans (plutôt 4 si on maintient la moyenne sans avoir d'idées d'ici là).

 

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03/06/2015
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